Des taux en bas de 1% sur presque tout le territoire québécois
Mis à part Mont-Laurier, au-dessus de l’équilibre et Montréal, Matane et Saint-Hyacinthe qui s’en tirent autour de 2%, l’ensemble des autres centres québécois ont un taux d’inoccupation qui frôle le 1% et même le 0%. Avec un constat aussi difficile, la CORPIQ considère que des efforts gouvernementaux très importants devront être déployés pour valoriser et augmenter l’offre. De plus, il devra se concentrer sur la suppression des irritants liés à la construction et la détention locative et en ce sens supprimer des règlementations comme la certification à Montréal, entrainant de nouveaux coûts.
Le manque de logement un peu partout au Québec est un réel problème. 100 000 unités de logement dans le marché québécois sont nécessaires maintenant et 600 000 de plus que la construction normale aurait engendré dans les 8 prochaines années.
En mode solution : construire et protéger le parc locatif du Québec
Pour résoudre le problème, la CORPIQ propose 32 solutions à la crise du logement qui sont faciles à mettre en place. Essentiellement, il s’agit d’installer un cadre règlementaire et fiscal qui favorise la rénovation du parc actuel, et l’ajout massif de nouveaux logements. Le contexte des mises en chantiers pour 2023 s’annonce particulièrement timide, les gouvernements devront appuyer une relance accélérée de la construction de logements et ce, partout au Québec. « On estime une diminution de 32% des constructions pour 2023 dans le secteur locatif alors qu’il y a déjà un problème d’équilibre dans le marché. La hausse successive du taux directeur de la Banque du Canada vise à freiner l’inflation, mais affecte aussi la construction de logement. L’absence d’intervention des gouvernements aura un impact néfaste sur les personnes vulnérables et fera accroitre l’actuelle crise en habitation. Le Québec a besoin d’une stratégie concertée des partenaires. La CORPIQ soumet à la discussion des solutions pour agir en toute urgence », a indiqué M. Plante.
Un contrôle supplémentaire des loyers : une crise perpétuelle
Le secteur locatif québécois est un des plus encadrés sur la planète sous l’égide du Tribunal administratif du logement (TAL). D’ailleurs, les scénarios d’ajustements des loyers du TAL, depuis 2011, sont essentiellement sous l’inflation. De fait, vivre dans le reste du Canada est bien plus couteux qu’au Québec (écart de 50%). « Actuellement, l’encadrement législatif offre de bonnes protections pour tous les locataires. Évidemment, les lois doivent être modernisées pour éviter les imperfections du système. La cession d’un bail, la méthode de calcul des hausses de loyer, l’intérêt pour l’entretien systématique du parc locatif sont tous des enjeux qui doivent être revus dans leur ensemble. En revanche, la création d’un registre des loyers est une bien mauvaise solution dont les effets pervers vont malheureusement accroitre la spéculation immobilière, les rénovictions et les mauvais comportements de locataires et des propriétaires. Il n’y a pas de solutions miracles et les contrôles supplémentaires vont spécifiquement provoquer un désintérêt à investir dans le secteur immobilier locatif. La CORPIQ préconise plutôt des solutions rassembleuses notamment autour de la rénovation et la construction de logements sociaux et abordables », a conclu le porte-parole de la Corporation des propriétaires immobiliers du Québec.