Des inquiétudes formulées depuis 6 ans par la CORPIQ

Depuis 2017, la CORPIQ fait des représentations auprès des gouvernements afin de reconnaître explicitement le droit aux provinces d'interdire la culture du cannabis et à plus forte raison dans un domicile qui n'appartient pas à l'occupant. Le jugement d'aujourd'hui facilitera donc l'application actuelle de la loi québécoise notamment par les services policiers. Rappelons que de cultiver des plantes et en particulier du cannabis qui requiert un taux élevé d'humidité endommage directement les logements. Les moisissures et la dégradation des structures sont alors inévitables. Ceci entraine des coûts majeurs de réparation pour les propriétaires locatifs. Aussi, la quiétude des locataires et le droit à un environnement sain pour tous est un enjeu qu'il ne faut pas minimiser en lien avec le présent enjeu. « Ce jugement est une victoire pour tous les propriétaires locatifs du Québec qui pourront maintenant faire appliquer plus facilement la loi québécoise sur le cannabis. La culture à domicile du cannabis entrainait des risques en matière d'incendie, au niveau du commerce illégal de cette drogue douce et de l'insécurité généré dans le voisinage d'un parc locatif. À partir de maintenant, nous souhaitons une application rigoureuse des instances et la CORPIQ compte poursuivre les représentations à cet effet. Nous saluons le gouvernement du Québec d'avoir ainsi défendu son droit de légiférer en la matière », a indiqué M. Marc-André Plante, directeur, Affaires publiques et Relations gouvernementales de la CORPIQ.

Pour obtenir une version spécifique des constats et des recommandations de la CORPIQ auprès du Secrétariat de l'examen législatif de la Loi fédérale sur le cannabis en novembre 2022, simplement écrire à maplante@corpiq.com