« C’est dans le parc résidentiel locatif vieillissant qu’on retrouve la plus piètre performance énergétique de tout le secteur de l’habitation. Y investir maintenant procurerait des économies pour les générations à venir. En n’agissant pas, le gouvernement perpétue des coûts de chauffage inutilement élevés pour les locataires, fait perdre des retombées économiques pour le Québec et pousse à la conversion de logements vers d’autres usages. Pourtant, le programme RénoVert devrait servir à cet effet », a déclaré le directeur Affaires publiques de la CORPIQ, Hans Brouillette.
Les locataires consacrent entre 10 et 20 % de leur loyer au chauffage, parfois plus. Or, les propriétaires ont perdu tout intérêt à réaliser des travaux d’amélioration, puisque le gouvernement les astreint aux pires conditions de retour sur l’investissement depuis la création de la Régie du logement. En effet, depuis deux ans, il faut désormais 41 ans pour que l’ajustement de loyer permette de recouvrer une dépense d’amélioration dans un logement.
De plus, dans 74 % des cas, ce sont les locataires qui paient directement leur énergie au fournisseur.
« La CORPIQ a participé aux travaux du Groupe conseil sur la consommation énergétique des ménages l’an dernier. Les obstacles à l’amélioration de l’efficacité énergétique sont connus et les solutions sont identifiées. Le gouvernement doit maintenant agir », poursuit Hans Brouillette.